Voies Communes propose des mesures concrètes pour la Qualité de l’air à Saint-Malo.

Dimanche, lors de la présentation publique de notre programme municipal, Claude Lucas est intervenu sur un sujet qui nous concerne toutes et tous, souvent sans que nous en ayons pleinement conscience : la qualité de l’air à Saint-Malo.

Adhérent de l’association Osons, engagée depuis des années pour la qualité de l’air sur le territoire malouin, et candidat sur la liste Voies communes, (menée par le binôme tête de liste Alain Guillard et Céline Yadav), il a rappelé une réalité moins idyllique que l’image d’Épinal de l’air iodé des grandes marées.

Car si Saint-Malo bénéficie d’un environnement exceptionnel, elle n’est pas épargnée par les pollutions industrielles. Les particules fines PM2,5 y sont parfois plus présentes qu’à Rennes ou Paris. L’ammoniac irrite, pique les yeux, affecte les voies respiratoires. Ces pollutions ont des effets directs sur la santé des habitantes et habitants, mais aussi sur la biodiversité.

Que peut faire une commune face aux pollutions industrielles ?

Une collectivité locale dispose de leviers limités face aux industriels. Mais l’un d’eux est essentiel : le levier conventionnel.

Pour utiliser les infrastructures publiques — notamment les réseaux d’assainissement collectif et les stations d’épuration — les industriels signent des conventions avec la ville. Ces conventions encadrent les conditions de rejet dans le réseau public.

C’est précisément sur ce point que s’appuie la mesure 82 de notre programme.

Mesure 82 : une clause d’annulation en cas de pollution

Nous proposons d’intégrer, dans les conventions liant les entreprises à la collectivité, une clause d’annulation totale ou partielle en cas de pollution récurrente ou volontaire de l’environnement, ou d’atteinte à la biodiversité et à la santé.

Concrètement, toute entreprise condamnée pour pollution pourrait voir sa convention suspendue ou annulée, et donc perdre le droit de déverser ses rejets dans les réseaux d’assainissement collectifs.

Il ne s’agit pas d’une mesure punitive aveugle, mais d’un outil de dissuasion puissant. Les industriels ont tout intérêt à respecter strictement les normes françaises et européennes. Les habitantes et habitants, eux, ont tout à gagner : un environnement mieux protégé, une santé préservée, et une transparence renforcée.

Notre principe : surveiller, agir, informer

Cette mesure s’inscrit dans un principe clair que nous défendons pour Saint-Malo :

Surveiller et agir sur le respect de l’environnement, en appliquant les normes françaises et européennes, ainsi qu’informer et alerter la population.

La transition écologique ne peut pas reposer uniquement sur des déclarations d’intention. Encore moins sur des actions de jardinage. Elle suppose des outils concrets, juridiquement solides, et politiquement assumés.

Mesurer, c’est bien. Gouverner, c’est agir.

Comparer les programmes municipaux est une exigence démocratique. Sur la qualité de l’air, les écarts sont clairs. Après six ans de mandat, Gilles Lurton n’a mis en œuvre aucune politique structurante en la matière, sans jamais assumer ce bilan. Ce déni de l’inaction passée rend peu crédibles les intentions qu’il puisse afficher aujourd’hui (lundi 9 février, ni programme ni bilan de fond est sorti). Carole Le Béchec propose quant à elle de renforcer la surveillance de la qualité de l’air par des micro-capteurs et des outils d’information (selon programme publié le 7 février sur son site web). Or ce travail est déjà mené depuis des années par l’association Osons, sans mandat. Reprendre ce que fait déjà le tissu associatif, sans y adjoindre de leviers d’action, de contrainte ou de décision politique, ne suffit pas. Être maire, ce n’est pas seulement mesurer : c’est agir.

Et après ?

Nous voulons une ville où, dans six ans, le long des voies communes, chacun et chacune puisse respirer en toute sérénité. Inspirer ! Expirer ! Sans inquiétude.

La qualité de l’air n’est qu’un des volets de notre programme. Environnement, démocratie locale, solidarités, logement, mobilités, économie locale, culture : notre projet est global et cohérent.

Nous vous invitons à consulter le programme intégral, pour découvrir l’ensemble de nos mesures environnementales, mais aussi toutes celles qui dessinent notre vision pour Saint-Malo.

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