par Aude
« La biodiversité est en déclin à tous les niveaux, du mondial au local, et dans toutes les régions. Ce déclin continu de la nature, dû en grande partie à l’activité humaine, a des conséquences directes et désastreuses sur la sécurité alimentaire et la nutrition, la qualité et la disponibilité de l’eau, la santé et le bien-être, la résilience au changement climatique et presque toutes les autres contributions de la nature à l’Homme »
L’effondrement de la biodiversité est une problématique majeure de la crise écologique que nous vivons. Les humains s’approvisionnent de plus en plus en ressources naturelles alors que la nature sera de moins en moins en capacité de fournir ces ressources à l’avenir. Il existe pourtant des scénarios futurs et des pistes de solutions plus désirables; des solutions axés sur la production et la consommation durables, combinées à la conservation et à la restauration des écosystèmes, à la réduction de la pollution, à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à ce dernier.
Pour ça, il est nécessaire de s’orienter vers des approches inclusives, équitables, coordonnées et adaptatives. Voies Communes propose dans son programme des mesures qui vont dans ce sens pour prendre soin du monde vivant : humains, animaux, végétaux.
En voici quelques unes :
- Soutenir les mesures et les actions qui garantissent la qualité de l’eau et la préservation de la biodiversité (arrêtés anti-pesticides, replantation de haies, etc.)
Nous proposons la replantation des haies sur des parcelles agricoles ou la création de haies sèches pour délimiter un terrain. Il s’agit d’une action essentielle pour la préservation de la biodiversité car les haies sont des lieux de nidifications et de nourrissage pour nombre d’êtres vivants.
Il n’est pas forcément nécessaire d’envisager des projet pharamineux, la préservation de la biodiversité se fait au quotidien, à commencer par la sensibilisation de la population aux bonnes pratiques. - Intégrer une clause d’annulation (complète ou partielle) en cas de pollution récurrente ou volontaire de l’environnement par l’industriel, ou d’atteinte à la biodiversité et à la santé, dans les conventions entreprises-collectivités régissant le déversement des rejets industriels dans les réseaux d’assainissement collectif.
Pour utiliser un équipement public, une entreprise doit passer une convention avec l’agglomération afin de pouvoir déverser ses rejets industriels dans la station d’épuration. Il est possible d’ajouter des clauses à cette convention. Nous proposons, à but dissuasif, d’ajouter la possibilité de rompre la convention en cas de pollution récurrente ou volontaire d’un industriel et ainsi l’empêcher d’utiliser la station d’épuration. - Sanctuariser les zones humides pour les protéger de tout projet d’artificialisation.
Les zones humides sont, par définition, des terrains inondés ou gorgés d’eau de façon permanente ou temporaire, ou dont la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année. Ces milieux naturels sont primordiaux pour la gestion de l’eau : rétention d’eau en cas d’inondation et préservation de l’eau en cas de sécheresse. En plus d’assurer une régulation climatisé, ces zones sont également un réservoir de biodiversité pour de nombreuses espèces.
Pourtant, 87 % des zones humides ont disparu entre le 18e et le 20e siècle, c’est 3x plus rapide que pour les milieux forestiers. L’une des causes principale de cette disparition est à trouver dans l’artificialisation des sols.
La protection des zones humides doit aussi s’étendre à l’entièreté du cycle de l’eau : bassin versant, zone tampon, le corridor écologique dont font partie les zones humides. Pour contrer cela, nous souhaitons annuler le Plan Local d’Urbanisme. Nous estimons nécessaire de faire réaliser une étude par des bureaux d’études indépendants et pilotée par la région en étendant la zone d’étude aux bassins versants, aux zones tampon et aux corridors écologiques dans lesquels se situent les zones humides.
Nos façons de consommer et d’exploiter les ressources naturelles sont excessives et entraînent une raréfaction ou même une disparition de ces ressources ainsi que les espèces qui en dépendent. Cette surconsommation des ressources naturelles provoque des réactions en chaîne néfastes. L’OFB indique que « la perte d’une espèce entraîne aussi la perte de la fonction écologique qu’elle apportait. Par exemple, la déforestation perturbe le maintien du cycle de l’eau et la qualité de l’air ». Ainsi, en préservant les milieux écologiques, en améliorant la qualité de l’air ou de l’eau, nous préservons aussi le monde vivant qui en dépend, qu’il s’agisse d’humain, d’animaux ou de végétaux.
Sources :
« La surexploitation des ressources | Office français de la biodiversité ». Consulté le 9 décembre 2025. https://ofb.gouv.fr/la-surexploitation-des-ressources. IPBES, IPBES : Affronter Ensemble Cinq Crises Mondiales Interconnectées en Matière de Biodiversité, d’Eau, d’Alimentation, de Santé et de Changement Climatique (2024).