8 mars, Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre

par Céline Yadav, binôme tête de liste.

Nous, Femmes de Voies Communes, prendrons la rue aujourd’hui encore pour revendiquer nos droits. Inlassablement.
Les femmes, les trans, les queer, les personnes qui ne se reconnaissent pas dans une norme
majoritaire, ont des droits.
Et trop souvent encore ces droits sont niés, bafoués, empêchés.
Pour cela, le 8 Mars comme tous les autres jours de l’année il est non seulement utile mais
nécessaire de donner de la voix pour les faire respecter.
Nous sommes fortes, nous sommes fières, et féministes et radicales et en colère.

Les femmes et les minorités de genre ont le droit d’exister.
Il y a eu 20 féminicides en France depuis le début de l’année 2026 selon le décompte de Nous Toutes (noustoutes.org). Il y en avait eu 167 en 2025, et combien de queericides ?


Les femmes et les minorités de genre ont le droit à la sécurité et au respect.
Que ce soit dans l’espace public, sur leur lieu de travail, de loisirs, ou dans leur foyer. Partout.
Tout le temps.

Les femmes et les filles ont le droit à l’éducation.
La lutte contre les stéréotypes de genre dans l’orientation professionnelle reste nécessaire.

Les femmes ont le droit à l’égalité salariale.
Le salaire moyen des femmes en 2024 reste 14% plus bas que celui des hommes selon l’INSEE et seulement un quart des postes les mieux rémunérés sont occupés par des femmes.

Les femmes et les minorités de genre ont le droit de choisir pour iels-mêmes.
Choisir leur métier, choisir leur orientation sexuelle, choisir leur partenaire de vie, choisir d’avoir un enfant ou pas, choisir leurs vêtements, choisir de dire non.

Les femmes et les minorités de genre ont le droit à la santé.
Les questions de santé particulières liées au genre féminin ont longtemps été ignorées et font encore aujourd’hui l’objet de moins de recherches que celles concernant les hommes.

Cette liste de droits ne se veut pas exhaustive.
Pour les rappeler et exiger les choix politiques les soutenant, nous serons dans la rue le 8 mars. Dans son programme, Voies Communes réaffirme que les droits ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas. Elu.es, notre projet municipal s’attachera à :

– Proposer régulièrement aux agents municipaux ainsi qu’aux accompagnateurs bénévoles des associations sportives et culturelles, des formations à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, ainsi que contre toutes les discriminations.

– Soutenir et promouvoir les associations locales, féministes et LGBTQIA+, engagées dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

– Organiser des événements de sensibilisation sur les inégalités et les violences faites aux femmes et aux minorités de genre (LGBTQIA+). Participer activement aux initiatives existantes.

– Mettre en avant des femmes remarquables en donnant leur noms à des rues, des boulevards ou des avenues.

– Favoriser un meilleur partage de l’espace entre filles et garçons en profitant de la végétalisation et/ou du réaménagement des cours d’école.

– Créer une permanence juridique d’accueil et de conseil pour les femmes et les minorités sexuelles et de genre, doublée d’un dispositif mobile dans les quartiers (bus, vélo itinérant).

– Renforcer l’offre d’hébergements d’urgence et de logements temporaires pour les personnes victimes de violences (VSS) ou de discrimination à cause de leur orientation sexuelle.

– Augmenter les places et les dispositifs d’accueil de jeunes enfants (crèches municipales, microcrèches entre autres) avec des horaires étendus, notamment pour les parents avec des horaires atypiques de travail.

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